vendredi 18 juin 2010

US Open 1er Tour

Tiger Woods (+3), Lee Westwood (+3) et Phil Mickelson (+4) ont manqué leurs débuts. Trois hommes dont Paul Casey ont pris les commandes du tournoi avec un score de -2. Jeff Lucquin (+4) et surtout Grégory Havret (+2) ont tenu le choc.

La vengeance est un plat qui se mange froid et après dix longues années d'attente, Pebble Beach tient peut-être enfin la sienne. Lors du dernier US Open disputé ici, en 2000, Tiger Woods avait humilié le parcours, comme il l'avait fait à Augusta trois ans plus tôt et comme il le ferait à Saint Andrews un mois plus tard.
A-12, seul joueur sous le par, il terminait ce dimanche-là avec 15 coups d'avance sur ses poursuivants. Nul ne sait si on reverra un jour ce Tiger monstrueux, mais Pebble Beach a pris hier une douce revanche.
Woods a en effet subi la loi de ce 18 trous somptueux, bordé par le Pacifique, dont les images font fantasmer tous les golfeurs du monde. Il rend une carte vierge de birdie et entachée de trois bogeys. Seul motif de satisfaction pour Tiger, son rival pour la place de numéro un, Phil Mickelson, a fait moins bien: pas plus de birdie et quatre bogeys. Troisième mondial, Lee Westwood a utilisé une autre méthode pour arriver au même résultat: quatre birdies mais cinq bogeys et un double !  
Havret et Lucquin dans le coup 
L'Angleterre peut malgré tout avoir le sourire puisque Paul Casey a pris la tête du leaderboard avec un score de -2 et que Ian Poulter (-1) et Luke Donald (dans le par) sont également bien placés. Casey partage la première place avec le Zimbabwéen Brendon De Jonge, illustre inconnu au physique de rugbyman, et l'Américain Shaun Micheel que l'on avait perdu de vue depuis sa victoire surprise au Pga Championship en 2003.
Bonne nouvelle enfin, après le fiasco de l'équipe nationale de football : Jean-François Lucquin (+4) et Grégory Havret (+2) ont eu le mérite de s'accrocher après avoir ouvert leur score du jour par un fâcheux double bogey. Ils peuvent espérer passer le cut aujourd'hui.