Auteur d'un superbe 66, Phil Mickelson pointe à la deuxième place, à deux coups du leader, le Nord-Irlandais Graeme McDowell. Il est plus que jamais candidat au trône de Tiger Woods, distancé (+4). Toujours solide, Grégory Havret est 13ème à +2.
Comme tous les parcours de bord de mer, Pebble Beach a deux visages, selon que soufflent ou non les brises du large, pas vraiment pacifiques. Hier le parcours présentait son visage le plus accueillant, vent nul et greens mous. Il fallait en profiter, ce qu'a su faire Phil Mickelson.
Réconcilié avec son putter, "Lefty" shootait les petits oiseaux comme des pigeons d'argile au ball-trap. Cinq birdies sur les huit premiers trous ! Il aurait encore de bonnes positions de tir au retour, mais se contente de ce 66 qui lui permet de compter cinq coups d'avance sur Tiger Woods, pas dans son assiette hier.
La place de numéro un mondial est en vue...
Graeme McDowell, l'autre Nord-Irlandais
Mickelson pointe désormais à la 2ème place du classement en compagnie du Sud-Africain Ernie Els, très en forme actuellement, du jeune Japonais Ryo Ishikawa, 19 ans, idole dans son pays et futur grand du jeu, et de l'Américain Dustin Johnson, 25 ans, très à l'aise à Pebble Beach puisqu'il y a remporté en 2009 et 2010 le AT&T Pro-Am.
Ces quatre là sont devancés de deux coups par le Nord-Irlandais Graeme McDowell, inspiré peut-être par l'aspect îlien du lieu, lui qui est né à Portrush, petit port construit sur une péninsule. On s'attendait plutôt à retrouver à pareille fête en Californie son compatriote Rory McIlroy, qui est né lui, ça ne s'invente pas, dans la petite bourgade d'Holywood. Mais le grand espoir du golf européen a sombré corps et lames. Il est la principale victime du cut avec Ross Fisher et Adam Scott notamment.
Grégory Havret peut rêver
Juste en dessous de la ligne de cut, à +8, Jeff Lucquin s'arrête également là, après une fin de parcours cauchemardesque. Dans le par pour la journée, Grégory Havret (+2 au total) s'est lui montré très solide et peut désormais rêver en grand.