lundi 21 juin 2010

Greg Havret à un pas de la victoire

Commençons d'abord, une fois n'est pas coutume, par le deuxième. Bien que battu dans un final haletant, Grégory Havret a redonné en quatre jours de bien belles couleurs au golf français professionnel. Solide, concentré, imperturbable derrière ses lunettes de soleil, il a remarquablement joué ce dernier tour, sans se soucier du nom de son partenaire, un certain Tiger Wood...
Il ne lui aura manqué qu'un peu de conviction sur deux ou trois putts, ceux du 17 et du 18 notamment, ou un brin de chance sur celui du 16 qui manqua le trou d'un souffle, mais il aura contesté jusqu'au bout la victoire de Graeme McDowell. Chapeau !  
Tiger Woods sur courant alternatif 
Les autres avaient rendu les armes les uns après les autres. Le pauvre Dustin Johnson d'abord dont le swing puissant s'est littéralement disloqué. Triple au 2, double au 3 ! La suite serait du même ordre. Tiger Woods ensuite: 3 bogeys sur les 6 premiers trous. Le Tigre était sur courant alternatif cette semaine, mais il ne tardera pas à soulever à nouveau un trophée majeur. Et quel meilleur endroit pour cela que son jardin de Saint Andrews dans un mois ?
Revenu sur la tête à la faveur de trois birdies, Ernie Els capitulait aussi après un sérieux trou d'air dans le virage 9-10-11. Phil Mickelson continuait lui d'arroser joyeusement la parcours et d'enchaîner d'improbables exploits pour sauver ses pars. Insuffisant...
Vainqueur il y a deux semaines du Celtic Manor, sur le parcours où se disputera la prochaine Ryder Cup, Graeme McDowell a su garder la main chaude, sans doute inspiré par le décor de Pebble Beach, finalement très celte avec ses falaises fracassées par la houle, sa brise chargée d'embruns et ses greens de poche. A 30 ans, il remporte son premier Majeur, sans doute pas le dernier, et met fin à quarante années de disette européenne. Un bon signe en cette année de Ryder...