mercredi 16 juin 2010

Mickelson, Woods ou ...?

La seule fois où Tiger Woods a passé la main au sommet du golf mondial, depuis sa prise de pouvoir en 1998, c'était en 2004. A l'époque, il avait pris la décision de reconstruire son jeu pièce par pièce pour devenir plus fort qu'il ne l'était déjà, et Vijay Singh en avait profité pour le détrôner de manière très provisoire… avant que le Tigre ne reprenne son règne sans partage.
Ce n'est pas son swing cette fois qu'il tente de reconstruire, mais son image, chiffonnée par un dérapage d'ordre privé. Depuis cet écart de conduite, Tiger Woods semble errer sur les fairways, en perte de confiance. S'il reste malgré tout favori, c'est moins en raison de ses dernières sorties club en main que de son impressionnant CV. Un Tigre de papier ?

Et quoi de plus logique que de retrouver l'éternel dauphin dans le rôle du prétendant. Tant d'années passées dans l'ombre de Woods ont sans doute excité l'appétit de Phil Mickelson qui se verrait bien calife à la place du calife.
Vainqueur du Masters à Augusta, il tentera sur un autre parcours mythique, Pebble Beach, de remporter enfin cet US Open dont il a terminé cinq fois deuxième ! Lui en tout cas ne manque pas de confiance.

Havret et Lucquin en mission

D'autres peuvent bien sûr perturber ce duel annoncé, comme les jeunes princes du golf - Anthony Kim, Rory McIllroy ou Camilo Villegas -, dont on attend désormais qu'ils revendiquent haut et fort leur part de pouvoir. On suivra également Lee Westwood, dans la partie de Woods jeudi et vendredi, qui n'en finit plus de tourner autour. Il vient de gagner à Memphis et ferait un beau vainqueur.

Enfin, Grégory Havret et Jean-François Lucquin, s'ils ne figurent pas parmi les favoris, peuvent en passant le cut redonner des couleurs au golf hexagonal, qui en a bien besoin. Ils sont presque en mission.