On a l'habitude de beaucoup parler anglais sur les tournois de golf, même lorsqu'ils se déroulent en France. Mais vendredi, cette 95e édition de l'Open de France a pris un sérieux accent britannique. Au sommet du "Royaume", James Morrison, seulement 231e mondial, qui a signé un deuxième 66 (-5) de suite pour se placer à -10 après deux tours. Surtout, l'Anglais, dont les récentes contre-performances s'expliquent par les problèmes de santé de sa femme, n'a concédé qu'un bogey en 36 trous, une performance de choix. «Je joue un golf solide, j'ai dû manquer un seul coup en deux jours, a-t-il d'ailleurs confirmé. Depuis quelques semaines je joue mieux, et si j'ai manqué des cuts, c'était de très peu. Je n'ai pas joué différemment que ces deux derniers mois mais les putts rentrent, ça donne confiance, et ça se passe de mieux en mieux sur le parcours.»
Un coup derrière Morrison, on trouve Richard Green, qui était déjà co-leader jeudi soir. L'Australien, après son 65 (-6) de jeudi, a fini en 68 (-3) vendredi, avec cinq birdies contre seulement un double bogey. Si ces deux-là ont creusé l'écart sur le reste de la troupe, la suite du classement est également très anglo-saxonne. L'Anglais Mark Foster (-6) est seul à la troisième place, l'Ecossais Richie Ramsay pointe à -5 avec un Anglais, Matthew Nixon, et un autre... Anglais, Paul Broadhurst, est à -4. Le Danois Thorbjorn Olesen (4e à -5) et le Thaïlandais Thongchai Jaidee (7e à -4) apportent un peu d'exotisme à ce Top 10.
Un coup derrière Morrison, on trouve Richard Green, qui était déjà co-leader jeudi soir. L'Australien, après son 65 (-6) de jeudi, a fini en 68 (-3) vendredi, avec cinq birdies contre seulement un double bogey. Si ces deux-là ont creusé l'écart sur le reste de la troupe, la suite du classement est également très anglo-saxonne. L'Anglais Mark Foster (-6) est seul à la troisième place, l'Ecossais Richie Ramsay pointe à -5 avec un Anglais, Matthew Nixon, et un autre... Anglais, Paul Broadhurst, est à -4. Le Danois Thorbjorn Olesen (4e à -5) et le Thaïlandais Thongchai Jaidee (7e à -4) apportent un peu d'exotisme à ce Top 10.
Un cut dévastateur
Mais si ce deuxième tour a été marqué par une domination britannique, il a également été sanctionné du fameux cut, fixé à +2. Et ce dernier a fait des dégâts parmi les prétendants à la victoire. Une partie, celle de Miguel Angel Jimenez, Bubba Watson et Raphaël Jacquelin, a notamment tourné à la catastrophe, alors qu'elle promettait beaucoup. Le tenant du titre espagnol, qui avait fini dans le par jeudi, a signé une terrible carte de 79 (+8) vendredi, avec un eagle, un birdie, sept bogeys et un quadruple bogey, au 13. L'Américain, guest star de cette 95e édition, a ramené un deuxième 74 (+3) de suite, et, pour excuser sa contre-performance, a mis en cause l'usage d'appareils photos ou de téléphones portables sur le bord du parcours. Pas très classe... Quant au Français, il n'a pas su renverser la situation après son 75 (+4) de jeudi. Son 72 (+1), avec trois birdies et quatre bogeys, l'empêche de défendre ses chances pour la victoire.
D'autres joueurs très attendus au Golf National, comme l'Italien Francesco Molinari (+7), les Espagnols Alvaro Quiros (+4) et Pablo Larrazabal (+7), l'Anglais Darren Clarke (+4), ou les Fançais Grégory Bourdy (+7), Jean van de Velde (+4) et Romain Wattel (+4), vont boucler leurs valises ce soir. Mais qu'on se rassure, l'Allemand Martin Kaymer (-2), les Italiens Edoardo Molinari (+2) et Matteo Manassero (+1), le Danois Anders Hansen (-3), le Belge Nicolas Colsaerts (-3), et les Français Grégory Havret (-1), Thomas Levet (-2) et Julien Guerrier (+1), seront eux bien là pour aller titiller ces diables d'Anglo-Saxons.